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  >  Découvertes   >  Mes lectures du moment #3

Le blog reprend enfin du service et me voilà de retour pour vous parler lecture ! J’ai dévoré pas mal de livres cet hiver et j’ai donc beaucoup de coups de cœur lecture à rattraper ici et dont j’ai hâte de discuter avec vous. Au programme de cette édition, Harry Potter and the cursed child (enfin !), le policier islandais Le lagon noir, et l’émouvant roman Une vie entre deux océans.

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Harry Potter and The Cursed Child
de J.K Rowling, John Tiffany et Jack Thorne

Résumé : Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il travaille au coeur des secrets du ministère de la Magie. Marié et père de trois enfants, Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, tandis que son fils Albus affronte le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Quand passé et présent s’entremêlent dangereusement, père et fils se retrouvent face à une dure vérité : les ténèbres surviennent parfois des endroits les plus inattendus.

Je n’ai pas pu résisté longtemps avant de courir à la librairie l’acheter dés sa sortie en version originale. Et le moins qu’on puisse dire c’est que la magie “Harry Potter” opère toujours autant…sur moi en tout cas ! À peine acheté qu’il était déjà entièrement dévoré dans la soirée ! Les avis ont été très mitigé sur cet opus car il y avait une telle attente autour de cette parution. Alors, certes Harry Potter et l’enfant maudit est la suite presque direct de l’épilogue mais c’est avant tout une pièce de théâtre co-écrite. Il ne faut donc pas s’attendre à y retrouver tous les petits détails du monde sorcier dont nous avions l’habitude sous la plume de J.K. Rowling. Et c’est dans cette optique que je me suis plongé dans cette nouvelle aventure.

Passé les premières pages, j’ai vite oublié la structure de la pièce de théâtre et ses descriptions entre chaque dialogue qui nous perturbe un peu au début de la lecture. Je me suis prise à imaginer les scènes, les décors et comment les transitions pouvaient être mises en place. En avançant dans l’histoire et en ayant aperçu plus tard quelques photos d’amis chanceux qui ont pu la voir à Londres, je suis persuadé que la pièce de théâtre doit être splendide et magique.

J’ai été ravie de retrouver nos sorciers préférés et leurs progénitures dans ce nouvel opus même si l’intrigue manque un peu de complexité. Cependant, je dois avouer que j’ai été déçu du traitement de certains personnages qui manquent de profondeur et mon enthousiasme s’est un petit peu dissipé. Notamment, Harry, Hermione et Ron qui semblent avoir perdu de leur splendeur et paraissent fades dans cette version plus âgée. Ron est réduit au rôle de tonton blagueur, le caractère “miss-je-sais-tout” d’Hermione est accentué et Harry nous offre le mélodrame du “héros qui souffre de voir la souffrance qu’il a pu engendrer”. Pour ce qui est de la nouvelle génération de sorcier, j’ai vraiment adoré Scorpius (eh oui, je passe du côté obscur !) alors que Albus Severus m’a agacé tout au long du récit, une vrai tête à claques. Mais, ne serait ce pas justement une situation voulue par J.K Rowling ?

Bref, je suis mitigé sur Harry Potter et l’enfant maudit… autant je l’ai adoré d’un côté que je reste frustré de l’autre. Je suis super contente d’avoir pu retourner à Poudlard le temps de quelques lignes. Je pense qu’il faut vraiment plus le prendre comme un chapitre bonus plutôt qu’un huitième livre à part entière.

harry potter and the cursed child

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Le lagon noir
de Arnaldur Indridason

Résumé : Reykjavik, 1979. Le corps d‘un homme est repêché dans ce qui va devenir le lagon bleu. Il s’agit d’un ingénieur employé à la base américaine de l’aéroport de Keflavik. Dans l’atmosphère de la guerre froide, l’attention de la police s’oriente vers de mystérieux vols effectués entre le Groenland et l’Islande. Les autorités américaines ne sont pas prêtes à coopérer et font même tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher la police islandaise de faire son travail. Dans un climat de tension, conscients des risques qu’ils prennent, Erlendur et Marion Briem poursuivent leur enquête avec l’aide d’une jeune femme noire, officier de la base. Le jeune inspecteur Erlendur vient d’entrer à la brigade d’enquêtes criminelles, il est curieux, passionné par son métier, soucieux des autres, mais il ne cache pas son opposition à la présence américaine sur le sol islandais. En parallèle, il travaille sur une vieille affaire non résolue. Une jeune fille disparue sur le chemin de l’école quarante ans plus tôt, à l’époque où la modernité arrivait clandestinement dans l’île, portée par les disques de rock et les jeans venus de la base américaine. Indridason construit un univers particulier, une atmosphère pénétrante et sans nostalgie, un personnage littéraire de plus en plus complexe, et le roman noir, efficace, est transformé par la littérature.

J’ai eu un vrai coup de cœur pour ce roman policier de l’islandais Arnaldur Indridason 💜 Je l’ai dévoré presque d’une traite ! On s’attache facilement au personnage d’Erlendur et cette double – enquête m’a captivé jusqu’à la dernière ligne même si l’on devine la fin assez vite. L’auteur sait comment distiller intelligemment quelques éléments perturbateurs qui nous font douter de notre première idée avant de finalement y revenir pour élucider l’enquête.

J’ai eu grand plaisir à retrouver les rues de Reykjavik que j’ai arpenté il y a peu 😉 Je pouvais facilement m’imaginer les scènes puisque les paysages et décors m’étaient familiers. C’est comme si j’étais transporté à nouveau au cœur de l’hiver islandais et ses grandes étendues blanches. Dès le livre refermé, j’avais déjà hâte de me plonger dans un autre de ses romans !

J’ai donc continué sur ma lancée en lisant Hypothermie et Les nuits de Reykjavik, et je suis définitivement conquise par l’écriture de Arnaldur Indridason. Je savoure chaque enquête et prend plaisir à retrouver l’inspecteur Erlendur. Dans chaque récit, nous en apprenons davantage sur son passé et tout commence à s’assembler tel un puzzle car ce personnage est un mystère en lui même. J’espère qu’un jour, nous découvrirons vraiment le fin mot du mystère autour de la disparition de son frère ; qui le hante à chaque nouvelle affaire et qui est la source de son intérêt pour les affaires classées sans suite.

Si vous aimez les bons romans policiers, le mode de vie nordique et l’Islande, je vous recommande vivement de vous plonger dans l’univers d’Arnaldur Indridason. Vous ne serez pas déçu par Le Lagon noir 😉

le lagon noir

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Une vie entre deux océan
de M.L Stedman

Résumé : Libéré de l’horreur des tranchées où il a combattu, Tom Sherbourne, de retour en Australie, devient gardien de phare sur l’île de Janus, une île sur les Lights, sauvage et reculée. À l’abri du tumulte du monde, il coule des jours heureux avec sa femme Isabel ; un bonheur peu à peu contrarié par l’impossibilité d’avoir un enfant. Jusqu’à ce jour d’avril où un dinghy vient s’abîmer sur le rivage, abritant à son bord le cadavre d’un homme et un bébé sain et sauf. Isabel demande à Tom d’ignorer le règlement, de ne pas signaler « l’incident » et de garder avec eux l’enfant. Une décision aux conséquences dévastatrices… Un premier roman plébiscité dans le monde entier qui interroge les liens du coeur et du sang.

Bon, autant vous prévenir tout de suite, si vous avez déjà le moral dans les chaussettes, je ne vous conseille pas de lire ce roman pour vous redonner le sourire… où mieux vaut prévoir le paquet de mouchoir près de soi. À vos risques et périls ! Une vie entre deux océans est un beau récit, bien écrit et très touchant qui traite des sujets complexe de l’adoption, les liens du cœur et du sang, la fausse couche, la gestion de l’après-guerre, etc.

J’ai aimé me perdre avec le personnage de Tom dans le calme et la sérénité de l’envoûtante île Janus en Australie. J’ai eu la sensation d’être moi aussi à l’autre bout du monde, coupé de tout avec pour seule lumière ce phare.

L’auteur nous offre un thriller familial très prenant, où nous nous retrouvons constamment tiraillé entre le cœur et la raison. Quelle est la frontière entre le bien et le mal ? Tantôt nous cette lecture sommes plutôt amené à condamner le choix de Tom et Isabel d’élever ce bébé comme si c’était le leur sans informer les autorités de l’incident, tantôt nous comprenons les sentiments qu’ils les ont poussé à agir de la sorte. M.L Stedman décrit avec simplicité et justesse la manière dont l’instinct maternelle peut nous pousser à faire des folies même s’il n’ai pas régi par les liens du sang. Au fur et à mesure du récit, les destinés des habitants de l’île de Janus s’entrecroisent et la vérité finit par éclater mais est ce vraiment pour le meilleur ? Suivant les chapitres, j’ai pu éprouver autant d’empathie que de colère envers les choix d’Isabel et Hannah. Jusqu’aux dernières lignes, le suspense est maintenu et il nous ai difficile de statuer sur cette situation cornélienne puisqu’il existe tellement de possibilités qui pourraient chacune avoir des conséquences irrévocables. J’ai finis par ressortir abasourdi et désemparé de cet échange final. Il me tarde maintenant de voir l’adaptation cinématographique avec Alicia Vikander et Michael Fassbender !

“Il est des moments où l’océan n’est pas l’océan – ni bleu, ni même aqueux –, mais une violente explosion d’énergie et de danger : une férocité que seuls les dieux peuvent atteindre. Il se rue contre l’île, projetant son écume par-dessus le phare, rongeant la falaise. Le vacarme qu’il produit ressemble au hurlement d’une bête dont la colère ne connaît pas de limites. C’est ces nuits-là que le phare est le plus utile.”. Comme l’amour qu’ils éprouvent pour la petite Lucy”.

Bonne lecture à ceux qui se lanceront et ne sortiront pas indemnes ….

unevieentredeuxoceans

Mes prochaines lectures : 22/11/63 de Stephen King, L’Amour dans l’âme de Daphné Du Maurier et L’Homme qui voyait à travers les visages d’Eric-Emmanuel Schimtt. Et vous ?

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