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Rotorua

Vous êtes déjà allées à un endroit qui était tellement beau que vous aviez l’impression de planer complètement et d’être hors du temps ? C’est ce que j’ai ressenti dès que mes pieds ont foulé le sol néo-zélandais ! Un de mes rêves prenait enfin vie devant mes yeux et la réalité s’est avérée encore plus belle que ce que j’avais imaginais. J’ai mis presque une semaine pour me remettre de ce voyage, tellement ce pays m’a laissé des étoiles plein les yeux. Et maintenant que j’ai pris le temps de trier toutes mes clichés, il est temps de vous faire découvrir les plus beaux recoins de la Terre du Milieu.

Après plus de 24h de vols et 12h de décalage horaire, me voilà arrivé à Auckland pour la première étape de mon séjour en Nouvelle-Zélande.  C’est le début d’une aventure de 18 jours qui démarre entre volcans, geyser, glaciers, plages de sables orangés, forêts verdoyantes, montagnes, lacs bleu turquoise…au sein d’une nature qui règne en maître sur son territoire. Et, si je ne devais garder qu’un seul coup de cœur sur l’île du Nord, ce serait sans aucun doute nos deux jours dans la région de Taupo aux alentours de Rotorua, connue pour son activité géothermique et pour y abriter les derniers villages maoris de la Nouvelle-Zélande.

Nous débutons la journée au village thermal maori de Whakarewarewa, au milieu des fumerolles et sous un soleil de plomb. Sur le coup, ça fait vraiment bizarre de se retrouver avec une température de presque 30°C début janvier quand on sait qu’en France nos familles et amis étaient sous la neige au même moment.

Nous partons à la découverte de ce village atypique et de son activité géothermique, où les enfants se baignent dans les sources d’eau chaudes et où nous faisons la découverte du hangi. Car au sein du village maori, le repas est cuisiné selon les traditions et donc cuit dans une sorte de four creusé dans la terre. Le hangi est habituellement composé de poule, moutons, de pommes de terre farcies et de kumara (patates douces). Nous avons eu l’occasion d’en goûter et je dois dire que ça se laisse déguster. Les maoris respectent et vivent en harmonie avec la nature. Le village est construit autour de 500 sources thermiques et 65 geysers et les habitants profitent au maximum de cette énergie pour leurs tâches quotidiennes.

Le moment le plus chouette passé là bas reste le spectacle de chants et de danses maoris auquel nous avons pu assister. Les maoris nous ont expliqué la signification de plusieurs chants traditionnels dont celui qui parle du fondateur du village et nous ont appris à esquisser quelques pas de haka. Certes, je ne suis pas devenue une pro en une séance, mais j’arrive bien à faire les gros yeux et tirer la langue maintenant 😉

Direction le parc naturel Rainbow Springs pour une rencontre aussi magique que surprenante ! Nous avons eu la chance de pouvoir y observer de près une espèce rare, l’animal emblématique de la Nouvelle-Zélande, j’ai nommé le kiwi (et oui, ce n’est pas qu’un fruit). Nous déambulons dans une pièce sombre, qui recréé l’obscurité de la nuit, et guettons le moindre mouvement à la recherche de ce petit animal craintif. Le kiwi est un noctambule qui prend peur dès qu’il attend un grand bruit, il peut alors se casser son long bec en courant s’enfuir. Il faut donc faire preuve de patience et garder le silence si on veut espérer l’approcher. Et tout d’un coup, voilà une petite boule duveteuse de plumes brunes derrière un branchage ! Je n’arrive toujours pas à réaliser que j’ai pu voir un vrai kiwi dans ce sanctuaire.

Le lendemain, nous continuons notre route dans la région de Taupo et faisons une halte au village maori de Ohinemutu, à seulement 10 min de Rotorua. Nous sommes accueillis par Shaloh et son cousin, de la tribue Ngāti Whakaue, qui nous font découvrir le village et nous parlent de leurs coutumes. Au bord du lac de Taupo et près d’une source d’activité géothermique importante, c’est l’emplacement parfait pour profiter de toute l’énergie offerte par la nature environnante. Ils nous invitent, nous et nos ancêtres, après une cérémonie de bienvenue maori à franchir l’entrée de leur maison commune Tamatekapua, nommée d’après le capitaine du canoë Arawa qui amena les premiers ancêtres des maoris en Nouvelle-Zélande.

Les villages maoris s’organisent autour de la maison commune et du marae, lieu de réunion et d’échanges, qui leur sert pour toutes les activités du quotidien sauf pour y manger. Celle-ci est sacrée pour les maoris et placée sous la protection des ancêtres, voire des dieux ou demi-dieux. Encore aujourd’hui, personne ne peut oser y pénétrer sans avoir été au préalable accueilli par une cérémonie vraiment très particulière et sans se déchausser. La maison est un être à part entière au sein du village et son architecture est construite sous ce principe :  en haut la tête, de chaque côté les bras puis les jambes et au milieu la colonne vertébrale. J’ai été subjugué par la beauté de cette construction et ses sculptures parfaitement travaillées et mises en valeur avec des coquillages d’un blanc intense.

Ces deux jours au cœur de la zone volcanique de Taupo se clôture en beauté, par la découverte du site géothermique extraordinaire de Wai-O-Tapu. Un endroit passionnant et spectaculaire et de loin mon site préféré sur l’île du Nord 😍 Au programme de cette réserve naturelle de 18 km² : cratères, piscines d’eau et de boue chaudes et froides, fumerolles, etc. Nous en prenons plein les yeux avec cette palette de couleur détonante que nous offre ce site ! Il ne manque que l’odeur si particulière d’œuf pourri dû au soufre pour se croire à nouveau sur place.

Ici, Mère Nature nous montre que c’est elle qui commande ! La zone thermale est traversée par la rivière de Wai-o-Tapu qui rejoint le fleuve de Waikato. Aucun poisson ne peut y survivre étant donné la présence de composants chimiques provenant des nombreuses sources bouillonnantes de la zone. On a l’impression que les arbres ont été saupoudré de poussières orangées, les sources d’eau ont des couleurs vert, jaune ou encore violet surréalistes et on a du mal à comprendre comment une aussi belle végétation peut pousser à côté d’un bassin d’acide. Cette grande variété de couleur est toute à fait naturelle et s’explique par la prédominance de certains composants chimiques dans des quantités plus ou moins importantes (jaune=soufre, orange=antimoine, blanc=silice, vert=arsenic, violet=manganèse, noir=carbone et rouge-brun=oxyde de fer).

1 min in Wai-o-Tapu from MzelleGingerOwl on Vimeo.

La journée touche à sa fin et il va déjà être temps de reprendre la route pour poursuivre notre aventure néo-zélandaise. Une chose est sûre, je vous promet que vous n’avez pas finit d’être ébahi par la beauté de ce pays et ce périple nous réserve encore de très belles surprises…

Retrouvez les articles complets de notre aventure néo-zélandaise :

Nouvelle-Zélande – Maori & Géothermie à Rotorua

Nouvelle-Zélande – 5 souvenirs sur l’île du Nord
Nouvelle-Zélande – Une journée à Abel Tasman National Park 
Nouvelle-Zélande – De Nelson aux glaciers Franz Josef et Fox
Nouvelle-Zélande – En route pour Queenstown (à venir)
Nouvelle-Zélande – La péninsule d’Otago (à venir)
Nouvelle-Zélande – La région des lacs (à venir)

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