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Après vous avoir partagé notre journée dans l’écrin de paradis qu’est le Parc National Abel Tasman, je vous emmène, par la route panoramique qui rejoint la côté ouest, observer une colonies d’otaries, découvrir d’étranges formations rocheuses à Punakaiki avant de partir randonner autour du lac-miroir. Un beau programme en perspective, quand dites vous ?

Premier arrêt à Westport et plus précisément au Cape Foulwind (ou Cap du vent furieux), nommé ainsi à la suite de la mésaventure de l’explorateur James Cook. Le navigateur a fait escale sur cette pointe rocheuse en 1770, avec son bateau Endeavour, après avoir essuyé une forte tempête. Le cap porte ainsi bien son nom, car nous avons été accompagné par  de belles bourrasques de vent tout au long de notre parcours.

Celle ci abrite durant toute l’année une colonie d’otaries à fourrure qui y ont élu résidence. Il existe deux point de départ et donc deux itinéraires pour partir à leur rencontre, une promenade côtière reliant Tauranga Bay au Phare du Cape Foulwind. Pour notre part, nous avons choisi de démarrer du phare pour profiter d’environ 1h de marche panoramique sur les falaises au bord d’un escarpement rocheux.  Le sentier ondule ainsi entre pâturage, plage sablonneuse et falaises de granit et nous offre des paysages qui pourraient presque nous faire penser que nous sommes en Bretagne ou en Ecosse. Arrivé au milieu du chemin des belvédères nous offrent des plateformes d’observation idéales pour regarder les otaries dans leur milieu naturel.

Posés sur la rive à se dorer la pilule sur les rochers, entre 30 à 100 otaries ont leur quartier à une dizaine de mètres en dessous du promontoire. Cela permet de garantir leur tranquillité, seul les mouettes viennent les embêter. Partie au mois de janvier, nous avons eu la chance de voir des bébés qui naissent généralement entre fin novembre et début décembre. Des panneaux jalonnent le trajet pour nous donner des explications sur les activités de cette colonie d’otaries à fourrure, leur cycle de reproduction, leur alimentation, etc. mais également des informations historiques sur l’industrie de la chasse qui a pu exister en Nouvelle-Zélande. Excellents nageurs et bons grimpeurs, les otaries se laissent lécher ou emporter par des vagues de 4m qui viennent s’écraser près des rochers, alternant ainsi entre plongeon, pêche et sieste. La belle vie quoi !

Nous continuons notre route pour rejoindre Punakaiki et ses impressionnants Pancake Rocks. Au sein du parc national de Paparoa, ces étranges rochers portent leur nom du fait de leur ressemblances avec des crêpes empilées, dû à l’érosion de la mer Tasman. On emprunte un nouveau sentier au cœur d’une végétation sauvage et dense direction Dolomite Point pour pouvoir se rendre compte au mieux de ce phénomène naturel exceptionnel. En chemin, on croise des sortes de plumeaux néo-zélandais, qui sont en réalité des palmiers Nikau, des jolis origamis créés avec la végétation, des superbes espèces de fleurs et, parfois, un weka vient nous dire bonjour. Incapable de voler car il ne possédait pas de prédateur à son arrivée en Nouvelle -Zélande, le weka est aujourd’hui une espèce protégé en voie d’extinction.
Nous nous laissons guider par le bruit des vagues contre la rocher qui nous amènent bientôt en face des ces immenses plate-formes composé d’un mille-feuille de couches de calcaire de seulement quelques centimètres d’épaisseur. C’est fou ce que la nature est capable de produire. Il aura fallu un peu plus de 30 millions d’années pour donner naissance à ces falaises, dont l’explication scientifique reste toujours incomplète.

En poursuivant vers le sud, nous faisons une halte dans la petite ville de Hokitika, célèbre pour ses ateliers de jade, avant d’arriver à notre destination du jour, les glaciers de Franz Josef et de Fox. Uniques au monde, ces glaciers sont les plus proches de la mer à cette latitude, et la rencontre de ces deux mondes paradoxaux est très surprenante. Celle-ci prend d’ailleurs tout son sens lorsque l’on découvre le lac Matheson, formé par la fonte des neiges suite au réchauffement climatique. Sans aucun doute la plus belle randonnée que j’ai pu faire durant mon périple en Nouvelle-Zélande.

Le lac miroir ! C’est le panorama à couper le souffle que nous offre le lac Matheson. Le reflet des cimes enneigées des monts Cook et Tasman et une forêt de pins pour achever ce beau tableau. Un moment suspendu dans le temps où on laisse notre regard se perdre sur la ligne d’horizon et la magie s’opérer.

Retrouvez les articles complets de notre aventure néo-zélandaise :

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Nouvelle-Zélande – 5 souvenirs sur l’île du Nord
Nouvelle-Zélande – Une journée à Abel Tasman National Park 
Nouvelle-Zélande – De Nelson aux glaciers Franz Josef et Fox 
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