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L’Hermione, frégate de la liberté

by Mzellegingerowl

Lundi dernier, j’ai eu la chance de pouvoir profiter d’une journée de repos pour assister au grand retour de “L’Hermione” à Brest après son périple à travers l’Atlantique, qui l’aura amené à faire de nombreuses escales le long de la côte est des Etats-Unis, notamment New York, Boston, Baltimore ou encore la petite ville de Castine. Mais ce qu’il faut savoir c’est que la frégate que nous pouvons observer aujourd’hui n’est autre qu’une réplique de celle qui amena en 1780 le fameux Marquis de La Fayette aux Etats-Unis pour rejoindre les insurgés américains en pleine lutte pour leur indépendance.

C’était un spectacle grandiose dans le goulet de la rade de Brest car L’Hermione n’était pas seule sur l’eau..loin de là, mais accompagnée d’une centaine de vieux gréements et bateaux venues l’accueillir. Parmi eux, les amateurs de voiles et autres navires, peuvent reconnaître la frégate de la Marine nationale le Latouche-Tréville (joli clin d’œil au premier commandant de l’Hermione), l’immense remorqueur l’Abeille-Bourbons mais aussi de plus petits modèles que c’est géants des mers comme la goélette Recouvrance (1992), le navire-école de l’école navale la Belle-Poule,qui participa à la Seconde guerre mondiale dans les Forces navales françaises libres, le sloop Saint-Guénolé (1948), le côtre l’Angélus (1954), le sloop le Général Leclerc (1948), le sloop Loch Monna (1956), etc.

Nous somme restés captivé par cette arrivée en fanfare durant une bonne heure malgré le temps maussade. On ne savait plus où donner de la tête  et où placer l’appareil photo puisque le spectacle était partout : en haut des mâts les gabiers de l’Hermione commençaient à carguer les voiles avant l’amarrage au port, au loin la frégate Latouche-Tréville lançait une canonnade de salut à l’Hermione qui ne tarda pas à y répondre à son tour, et à gauche du goulet l’Abeille-Bourbon qui avait remplacé pour l’occasion ces canons d’artillerie par des canons à eau, rejetant ainsi d’impressionnantes gerbes.

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La réplique du trois-mâts de La Fayette
4 mois de navigation
11 000 miles, soit près de 20 000 km parcourus
78 personnes à bords, dont 15 marins contre 250 autrefois
1 800 m² de voilure
un poids de 1 200 tonnes

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Pour la petite histoire :

L’orginal de la frégate l’Hermione est sorti de l’arsenal de Rochefort en 1779 après seulement 9 mois de construction. Un exploit remarquable déjà à l’époque puisque les chantiers navals français ont mis à l’eau un vaisseau de 46 m de la poupe à la proue, portant 1500 m² de voilure, armé de 34 canons et dont le grand mât culminait à plus de 55 m.  Sa réplique, que nous voyons à Brest, a demandé 17 ans de travail, sueur, ténacité et passion aux bénévoles qui ont reconstitué ce fameux trois mâts pour qu’il soit le plus fidèle possible.

Si l’Hermione est célèbre et nommée « frégate de la liberté », c’est car en 1780, son commandant Louis René Magdeleine Le Vassor de La Touche a embarqué à son bord le Marquis de La Fayette qui se rendait à Boston pour la seconde fois, avec l’appui du roi de France Louis XVI et des troupes françaises, afin de soutenir et porter secours aux insurgés américains. La frégate accomplit ainsi plusieurs actions d’éclats contre les Anglais mais finira sa carrière de manière très ironique en s’écrasant au large du Croisic (près de l’estuaire de la Loire) en 1793 sur un récif lors d’une simple mission d’escorte de navires marchands, 14 ans après sa construction.

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